ραρσυиєт

ραρσυиєт
¢є fυт єи нινєя, αυ мσιѕ ∂є ∂é¢ємвяє, υи ℓυи∂ι
υи נσυя тяιѕтє, gяιѕ, єи ∂éвυт ∂'αρяèѕ мι∂ι
נє мє тяσυναιѕ αѕѕιѕє à ¢σтé ∂є тσι, α тσи ¢нєνєт,
тє ѕєяяαит ℓα мαιи, ιмρυιѕѕαитє, ѕα¢нαит ¢є qυ'ιℓ ѕє ραѕѕαιт
ℓα мσят ρяéѕєитє, т'ємρσятαιт ∂αиѕ ѕσи яσуαυмє, ρєтιт à ρєтιт
иє ѕα¢нαит qυє fαιяє, тє яєgαя∂αит ραятιя αυ ραяα∂ιѕ....
oh mon papounet, mon ami, mon confident
נє тє νσιѕ ανє¢ тєѕ αιℓєѕ, αυ ∂єѕѕυѕ ∂є мσι, νσℓαит
¢єттє ρυтαιи ∂є мαℓα∂ιє т'αѕ ємρσятé ѕι νιтє
∂éѕσямαιѕ ¢'єѕт fιиι, à נαмαιѕ тυ иσυѕ qυιттє
∂αиѕ мσи ¢σєυя тσυנσυяѕ тυ яєѕтєяαѕ
мσи α∂σяé, мσи ρєтιт ραρα à мσι.
тυ єѕ ℓє ѕєυℓ нσммє qυє נє и'αι נαмαιѕ ¢єѕѕéє ∂'αιмєя,
υи נσυя, ρєυт єтяє, σи ѕє яєтяσυνєяα; qυι ѕαιт؟
qυє ¢єттє иσυνєℓℓє νιє т'αρρσятє ρℓєιиѕ ∂є נσιєѕ
мαιѕ яєѕтє αυѕѕι ανє¢ мσι.


# Posté le samedi 08 septembre 2007 16:59

Modifié le jeudi 19 février 2009 07:36

!Comment je t'ai retrouvé ce jour là!

!Comment je t'ai retrouvé ce jour là!
C'était le samedi 14 décembre 2002:

___ Avec ma soeur nous descendons du train de la gare de Grenoble; c'était vers les 14h30 je crois. Il fesait un temps plutot ensoleillé, mais l'air était frais; presque glaciale meme!
___Nelly est venue nous chercher. On parlait de tout et de rien; fesait semlant que tout était normal; comme si cette maladie n'était pas en train de te prendre la vie. Mais je sentais bien que cela serait pire que je ne puisse l'imaginer!
Lorsque je suis entré dans l'hopital, je sentais mon coeur battre de plus en plus vite, et plus fort. J'avais peur, terriblement peur. Lorsque 'ai franchie le seuil de la porte de ta chambre; que je t'ai vu allongé sur ton lit, je net'vais meme pas reconnus. Une vision d'horreur souvrait devant moi.
Toi que j'avais connu si bon vivant, un père de 53 ans; e te voyais maintenant comme un vieillard avec cette barbe qui te couvrait le visage. Tu étais maigre, si maigre! Et ces métastases qui étaient si présente sur ton corps, ton visage.
J'ai voulu te caresser les cheveux; j'ai posé ma main une seconde et j'ai senti toutes ces boules. Mais je me suis dis plus jamais je ne pourrais te toucher mon petit papa. Alors j'ai caresser tes cheveux, et je te parlais....de tout et de rien.
Je me demandais si tu nous reconnaissais, si tu savais qui on étaient. Mais je suis resté la, a coté de toi, à te regarder, te parler, te toucher.......
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# Posté le samedi 08 septembre 2007 17:18

Modifié le samedi 08 septembre 2007 18:15

"Il ne lui reste que très peu de temps"

"Il ne lui reste que très peu de temps"
Une infirmière est arrivée, et t'as mise une chemise de nuit. Je lui ai demandé si je pouvais lui parler dans le couloir. Je ne comprennais pas pourquoi il y avait 15 jous tu étais bien, que tu marchait et te levais; et là plus rien.
Je ne voulais pas vraiment l'entendre.

___ "il ne lui reste que très peu de temps" m'a t-elle dit
___ "combien?"

Elle mel'a dit, je le savaisbien au fond de moi mais je ne voulais pas y croire. Ca ne pouvais pas etre possible.
Lorsque je suis revenu te voir, tu nous as fais comprendre que tu voulais une cigarette. Tu avais le drit de fumer dans ta chambre, je t'ai alors donné mon briquet et mon paquet de cigarette. Tu n'as pas fumé mais tu gardais dans ta main ce paquet toute la journée.
Je continuais a te parler, tout en te caressant la main. J'ai eu un instant une lueur d'espoir quand je t'ai vu te relevé pour me faire une grimace dont tu en avais l'habitude. Je me suis mise a rire.
Et puis plus rien, tu regardait le plafond, en essayant parfois de te relever tan bien que mal.

C'était trop douloureux pour nous, nous sommes parties. Nous t'avons chacune embrassé:

___ "bonne nuit. A demain mon papa chéri"
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# Posté le samedi 08 septembre 2007 17:43

Modifié le dimanche 09 septembre 2007 04:04

Le "aurevoir"

Le "aurevoir"
___ Le lendemain en arrivant à l'hopital,l'infirmière nous a dit que tu étais plu faible que la veille. Nous comencions a désepérer. Ton viasage étais creusé, vraiment maigre. Ta respiration se fesait de plus en plus difficile. C'était si éprouvant!

___ Le moment que nous redoutions toutes arriva: le fameux "aurevoir". Nelly et Delphine sont sortiies de la chambre pour prendre l'air. Toi tu m'as pris la main, tu me regardais pleurer à coté de toi. Et comme si tu épuisais tes dernières forces, tu t'es relevé tu m'as fixé, et tu m'as donné une legère tape au visage. (tu detestais nous voir pleurer). J'ai ris, je te ragardais; puis tu t'es rallongé.
Au retour de Nelly et Delphine, nous avons laisser cette fois Nelly seule avec toi. Delphine et moi sommes sorties. Dehors nous fumions une cigarette, sans un mot. Puis est venu le tour de Delphine, seule elle s'asseya à ton chevet, te tenais la main, te ragardais. C'étais sans doute le plus long moment que nous ayons vecu. Au moment de revenir dans la chambre je l'ai entendu dire "je t'aime papa"
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# Posté le dimanche 09 septembre 2007 07:21

Modifié le dimanche 09 septembre 2007 09:14

"Dépêchez-vous"

"Dépêchez-vous"
___ Ce fameux lundi 16 décembre, il était environ 9h30 losque Nely, Delphine et moi nous nous appretions a prendre le tramway pour aller a l'hopital. Un appel sur le portable de Delphine, l'infirmière:
___ "Dépechez-vous car je crains que ca ne soit qu'une question de minutes"
___ " le tram arrive on sera là dans 10 minutes"

___ On arrive à l'hopital, j'ai peur. Mon coeur s'emballe. Est ce qu'on va te retrouver dans la chambre ou.... L'ascenceur est long! On arrive, l'infirmière nous voit, elle nous dit que c'est pour aujourd'hui. C'est pas possible, on a encore pleins de choses a vivre avec toi! On pleure toutes, c'est si difficile. Nous sommes restées toute la matinée avec toi. La notion du temps nous a échapé. Je te regarde, tu pleur. Pourquoi? Tu as mal? Tu te vois partir?
Delphine sort, une infirmière entre, elle lui injecte de la morphine, mais sans beaucoup d'effets. Je t'essuis tes larmes. J'ai mal, si mal!
Nelly est auprès de toi, elle te tiens la main. Delphine est là aussi et te tiens l'autre main. Je pose ma tete à cot de la tienne, je te regarde vivre tes derniers instants. Ton tein jaunis, tu as de plus en plus de mal a respirer. Ton dernier souffle se fait entendre. Une grande et longue inspiration, puis plus rien! Je refuse d'y croire. Ta tete glisse sur le coté, Delphine appel une infirmière. Elles arrivent, prennent ton pouls.

___ "il est parti"

___ Nous sortons de la chambre, on pleur sans cesse. Les infirmières nous conseillent d'aller prendre l'air le temps qu'elles le prépare. Nous sortons, fumons une cigarette, mais un autre moment difficile nous attends, appelez tout le monde. Delphine essaie tan bien que mal, mais sa voix tremble, ca ne va pas, elle craque. Je lui prend le telephone c'est maman, elle me parle mais je ne comprend rien. Au tour des autres, chaque appel se fait de plus en plus diffiile. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restées dehors.

___ Nous remontons à l'étage, la cadre infirmière nous y attend, elle nous fait rentré dans son bureau. Nous parle de toutes les demarches a suivre, nous pose beaucoup de questions, j'y repond, Delphine ne peux plus rien dire. L'entretient est fini, nous retournons dans la chambre, tu es habillé avec ce gros pull, et un de tes pantalons en velour. Tes cheveux sont coiffé comme avant et tu es rasé. Tes yeux restent malgrès tout à demi ouverts, tes bras sont croisés. Tu semblais dormir, on te regarde mais c'est tropdur. On s'en va, Nelly reste la auprède toi. Delphine et moi partons.
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# Posté le dimanche 09 septembre 2007 07:47